Ceci est une étude sociale non volontaire.
Hello toi,
J’espère qu’en cette journée (finger crossed ensoleillée) tu te portes bien ☀️
Au moment où tu recevras cette newsletter je serai dans les montagnes irlandaises, à profiter de l’air frais, d’une bonne bière et des kilts. Cet article n’était pas prévu au programme, mais l’inattendu parfois c’est bien aussi pas vrai ? Pour le lancement de cette newsletter c’est donc non pas un mais deux articles qui pop dans ta boîte mail. N’est-ce pas merveilleux ?
Mais revenons-en au sujet principal. Après quasiment 1 an d’errance quotidienne sur les applis de rencontre (Bumble, Hinge & Tinder pour être précise) j’ai décidé de vous faire un petit bilan personnel.
Inutile de vous préciser qu’il n’est bien évidemment pas glorieux, MAIS si ça peut vous rassurer il y a quand même de quoi rigoler.
Je détaillerai bien plus mes diverses rencontres dans le deuxième tome de mon livre que je suis en train d’écrire (parce que oui lorsque je ne tourne pas des vidéos YouTube, ou des podcasts j’essaie de m’atteler à mon prochain ouvrage, on y croit), mais pour votre plus grand bonheur voici une petite mise en bouche.
Sortez les popcorns (et non les briquets - quoique), installez-vous confortablement, et essayez de garder espoir (au moins pour moi, j’en ai besoin).
Petit retour en arrière. Pour l’historique et pour que vous puissiez situer les faits, lorsque je me suis remise sur les applications de rencontre, je sortais d’une relation d’un an avec un garçon qu’on renommera ici Nate Arshibald (dites-moi que vous avez la réf’ svp).
Pourquoi Nate ?
Eh bien déjà parce que c’est un bobo digne de l’Upper East Side qu’on se le dise ; qu’ils ont la même teinte de couleur de cheveux (c’est important) ; et qu’ils ont tous les deux une personnalité de nature sociable, sensible et compatissante. Certes Nate a également un humour de beauf, but you know what ? I guess nobody’s perfect.
C’est donc après cette relation digne de Tom et Summer (les vrais auront la ref’), que j’ai été faire mon retour dans cet enfer. Ne me demandez pas pourquoi, je ne sais pas moi-même.
Sur ces un an d’étude sociale (involontaire qu’on se le dise), je n’ai jamais daté autant de mecs de ma vie.
Je vous réponds par avance : oui, à chacun de ces rendez-vous, j’ai regretté un nombre incalculable de fois d’être hétéro. Si seulement vous saviez comme j’aurais aimé être lesbienne. La vie aurait été bien plus agréable (et surtout moins traumatisante).
Oui mais voilà, le karma n’a pas choisi de m’épargner et me voilà à préférer les aubergines plutôt que les abricots (je ne suis pas végétarienne pour rien I guess).
En analysant un peu toutes mes rencontres, les différents profils (parce que oui, les profils des mecs sur les applis de rencontres sont quasi tous similaires – originalité bonjour) voici ce que j’en ai retiré.
La liste est non exhaustive bien entendu :
Premièrement, sachez qu’un mec qui indiquera sur son profil avoir de l’intelligence émotionnelle en sera (dans la majorité des cas) dépourvu. Après avoir daté une dizaine mecs avec ce critère, chacun d’entre eux avait la maturité émotionnelle digne d’un enfant de 5 ans. Coïncidence ? Je ne crois pas. Red flag ? Je vous laisse en décider.
Si le profil n’affiche que des photos avec une casquette ou un bob, sachez que le mec en question est chauve. Et si jamais vous hésitez à swiper à droite posez-vous cette question : oui il est peut-être charmant avec son bob Ricard mais est-ce que se réveiller chaque matin avec Mr Propre me convient ? (pour moi la réponse est non mais ça n’engage que moi). Et puis comment voulez-vous faire confiance à quelqu'un dont même les cheveux se sont barrés ? Soyons sérieux.ses.
Un bon nombre d’hommes ont tendance à indiquer leurs critères comme s’ils faisaient une liste de courses (alors qu’ils ne savent même pas faire une machine). « Pas plus grande que moi, pas trop grosse, doit faire du sport, ne doit pas avoir un body count trop élevé, si on match doit faire le premier pas ». Mesdames aussi désespérées que vous pourriez l’être (je ne vous juge pas le monde du dating est aussi sombre que le Mordor), tracez votre route. D’autant plus que bien souvent ces critères infâmes sortent de la bouche de mecs avec un début de calvitie. Sont-ils vraiment en mesure d’imposer quoi que ce soit ? Absolument pas.
Certains prénoms sont à éviter : Adrien (ils mettent rarement des paillettes dans vos vies), Jason (sauf s’il ressemble à Jason Momoa), Jesus (à moins d’être chretien.ne c’est pas ouf), Robin (souvent infidèles), Emmanuel (si vous êtes macroniste à la rigueur), Brandon (parce que la vie c’est pas une tv real), Anthony (pas de raison spécifique).
Beaucoup d’entre eux semblent trouver sexy de s’afficher avec un animal mort #teamchasseetpêche. En 2025 la seule chose que l’on souhaite voir mourir, c’est le patriarcat. Donc non, voir Nemo mort alors qu’il ne demandait rien d’autre que de pouvoir vivre paisiblement dans l’océan n’a rien de sexy.
Ce qui m’amène à un autre point : les mecs qui s’affichent avec trois tonnes de photos de chiens et de chats. Ôtez-moi d’un doute, on est sur une appli de rencontre ou sur 5 Millions d’amis ?
Les mecs sont davantage prêt à vous faire perdre votre temps qu’à vouloir être en couple.
Sur tous les hommes avec qui j’ai pu échanger, aucun n’aura su passer le cap de plus d’une semaine de discussion. À croire qu’après quatre jours de conversation la matrice est en ERROR 404. Si la personne n’a déjà plus rien à dire au bout de sept jours, imaginez toute une vie..
Une petite liste non exhaustive des profils types reds flag : gendarme/policier, militaire, pompier, motard, kiné. Bien souvent ce ne sont que des queutards. Après si c’est ce que vous recherchez, no judgement.
Autre red flag à noter : un homme qui ne consulte pas de psy. Un jour, ma psy m’a dit que les personnes qui consultaient des psychologues étaient bien souvent là à cause de personnes qui justement, elles n’en consultaient pas. Quand on sait ça, tout prend son sens.
Datez une personne pour qui il.elle est vraiment, et non pour son potentiel. Plusieurs fois, j’ai essayé de laisser une chance aux profils qui pouvaient avoir du potentiel (bien qu’ils ne ressemblaient pas à Ryan Gosling) et verdict ? Certes ils n’étaient pas des Chuck Bass, mais ils n’étaient pas faits pour moi non plus.
De nos jours les relations sont interchangeables : les gens prennent et jettent. Ils se séparent et remplacent. Sachez que beaucoup d’hommes (j’anticipe les enragés du bocal, je parle ici d’hommes puisque je ne date pas de femmes) enchaînent les relations pour en oublier une autre. Oui, c’est dégueulasse, et oui ils méritent qu’on leur jette littéralement un sac de vomi. Mieux vaut être avertie.
S’il ne vous attire pas NE FORCEZ PAS. Est-ce qu’on a déjà réussit à rentrer notre paire de fesses taille 38 dans un jean taille 34 ? Non ? Bon bah là c’est pareil.
Un profil qui indique “date fun sans prise de tête”, “relation longue, ouverte relation courte” ou
qui n’indique pas ce qu’il recherche ne recherche qu’une chose : du cul, du cul, du cul.
Ghosting, love bombing, breadcrumbing, gaslighting.. : le dating en 2025 est un vrai Hunger Games. Entre anglicismes et comportements toxiques vous n’êtes pas prêtes pour cette guerre (je vous a fait tout un lexique dans mon deuxième livre parce que la liste est vraaaaaiment longue).
En parlant de ghosting, de nombreux hommes vous donneront l’impression (j’insiste sur ce mot) d’avoir envie de vous rencontrer. Sauf qu’ils vous donneront rendez-vous et ne se pointeront jamais. J’ai essuyé (à mon grand désarroi) l’expérience plus d’une fois. Quel est l’intérêt ? Je cherche encore.
Si à l’époque on avait droit aux red flags classiques du style « Je peux toucher mon mon nez avec ma langue » (qu’est-ce que cette information est censée apporter franchement ?), aujourd’hui faites place aux pubs Décathlon. Dites bonjour à l’amoureux de l’appli Strava et l’accro de la rando, et dites adieu à l’apéro, les gaufres et les bières IPA.
Ne baissez pas vos exigences : il ne fait pas de fautes d’orthographes ? Il n’a pas dit que son ex était une folle ? Il vous a proposé une sortie ? Il cuisine ? On se réveille, il n’y a rien d’incroyable : c’est juste NORMAL.
Autre info et pas des moindres : beaucoup d’hommes (plus de la moitié avec qui j’ai pu échanger en tout cas) ne sont sur les applis que pour passer le temps. Aussi, si vous vous inscrivez sur Tinder pour trouver l’homme de votre vie, oubliez. Ce serait comme lire 50 nuances de Grey en espérant se cultiver sur l’histoire. Au pire, vous trouverez l’équivalent d’un chatgpt avec qui discuter le temps d’une semaine (croyez-moi s’il tient une discussion sur sept jours, c’est déjà très bien). Au mieux, il saura être honnête en vous disant tout de suite ses intentions (à savoir aucune). Et bien évidemment que je suis d’accord avec vous et qu’il y a tellement mieux comme autre activité pour passer le temps, mais que voulez-vous, nous n’avons pas tous les mêmes capacités (et c’est ok).
S’il n’a pas d’humour à quoi bon ? Vous aspirez réellement à une vie d’ennui et sans saveur ? Vreeument ?
Marqué par de nouveaux codes romantiques le rituel de rencontre sur les applis s’avèrent être dénué de mystère, et de spontanéité. Pour autant ce n’est pas parce que vous acceptez les règles du jeu que vous devez acceptez que l’on vous manque de respect. N’ayez jamais peur d’imposer vos limites.
Un plan cul ne se transformera pas (que très rarement) en relation sérieuse. Protégez votre petit cœur parce que bon nombre de ces messieurs n’auront aucun scrupule à avoir soit une double vie, soit à se comporter comme s’ils étaient en couple (tout en vous rappelant que vous ne l’êtes pas dès lors que vous développerez de sentiments). #connard
Enfin, vous n’avez pas à les éduquer. S’ils ne sont pas capables de prendre des initiatives, de faire la cuisine, de gérer leurs émotions, de faire le deuil d’une relation avant de s’engager dans une autre ou de travailler sur les traumas BARREZ-VOUS. Vous n’êtes ni leur mère, ni une école Montessori. D’ailleurs, je vous invite à lire mon livre sur la charge mentale (bientôt dispo en librairie hihi) qui traite le sujet.
Bref, vous l’aurez compris, le monde du dating aujourd’hui est un gouffre sans fond. Vous vous inscrirez sur Bumble le lundi pour supprimer l’application le soir même (les plus courageux.ses tiendront jusqu’au week-end).
Le plus déprimant ? C’est que même en vous reconnectant 6 mois plus tard, vous retomberez exactement sur les mêmes profils.
L’avantage ? C’est qu’à force de les avoir quasiment tous daté ou matché, le tri se fera bien plus rapidement que prévu. L’inconvénient ? C’est que vous arriverez rapidement au fameux message « Nous n’avons plus de profils à vous proposer » (un mal pour un bien en somme). À croire que la boucle temporelle de l’enfer est inévitable.
Vous l’aurez vite vu, mon constat est assez déprimant. Aujourd’hui les applis de rencontre c’est un peu comme Indeed : vous n’y trouverez que des CDD pour lesquels vous serez soit surqualifiés, soit sous-payés. En d’autres termes les relations tendent à devenir un bien de consommation comme un autre. Le rapport à l'engagement et au couple a changé. L’amour (si tant est qu’il y en est) s'adapte, se marchandise, se réinvente. Il y a quelques mois de ça, je lisais le livre de Judith Duportail « L’amour sous algorithme » (que je vous recommande !), et le constat était plus qu’accablant.
Judith Duportail rapporte que :
Tinder se réserve la possibilité de nous évaluer sur notre attractivité, mais pas seulement : sur notre intelligence, en lisant nos messages, et en regardant si on utilise des mots compliqués. Sur notre niveau d'études et notre niveau de revenu.
En gros :
C'est comme si on était sur un grand bateau, et qu'il y avait la classe des moches, la classe des moyens, la classe des plus beaux. Et si vous êtes en bas, de temps en temps, vous avez le droit d'acheter un ticket pour aller dans les salons de la première classe, vous restez une demi-heure, et ensuite il faut redescendre.
Vous aussi ça vous donne la nausée ?
Alors bien qu’il y ait beaucoup d’ironie dans mes écrits (et beaucoup de vérité aussi) j’ai bien conscience qu’il ne faut pas généraliser. J’essaie (je vous jure) de croire aussi fort que possible que non NOT ALL MEN. Mais force est de constater qu’à chaque fois que j’ai pu être amené à penser qu’un mec était différent, il me prouvait illico presto qu’il était soit effectivement pire que les précédents, soit du même niveau que mon ex (c’est-à-dire un mélange de Voldemort et Ombrage réunit).
Aujourd’hui, après des dates cringe, plus d'une dizaine de ghosting au compteur et des déceptions aussi longues que ma playlist Spotify, il m’est compliqué d'y croire encore.
Comme dirait Cher :
Do you believe in life after love ?
I keep trying Cher, I keep trying I swear.
Je ne sais pas ce que les cinquante prochaines années me réservent (maybe un mariage avec un riche anglais, maybe une vie avec 5 chats who knows), mais ce que je sais désormais, c’est qu’il ne m’est plus permit d’accepter de faire entrer dans ma vie des gueux sans valeurs. Il ne m’est plus possible de me contenter du minimum par peur de ne jamais trouver mieux. Et il m’est interdit de donner (que ce soit mon temps, mon énergie, ou mon amour) à des personnes incapables de rendre en retour.
En ce Mardi 12 août j’ai décidé d’appliquer la théorie du train. Et s’il s’avère que je suis monté dans le mauvais wagon, je n’hésiterais pas à en descendre (quitte à sauter même s’il est encore en marche #coucoulafolledubus).
Et puis voyons le positif, à défaut d’avoir rencontré mon Pedro Pascal mes dates auront au moins contribué à enrichir ma playlist Spotify, ce qui en soi est déjà pas mal quand on sait que pour certains la seule chose qu’ils transmettent ne sont que des MST.
Sur ce je vous laisse, le temple bar m’appelle 🍻
Prenez soin de vous, de votre santé mentale et surtout si vous tombez sur un énième trou du cul dites-lui :
PS : si vous aussi les mecs vous avez un classement de red flags pour les meufs, je suis tout ouïe.